Une orientation optimale des panneaux solaires
Une première règle à connaître, c’est que le rendement d’un panneau solaire est maximal, pour une intensité et une fréquence lumineuse donnée, lorsque les rayons lumineux qui le frappent sont parfaitement perpendiculaires à sa surface. On parle d’un angle d’incidence de 90°, cet angle étant calculé entre la direction de lumière et le plan formé par la surface du panneau. Pour calculer la chute de performance lorsque l’angle n’est pas de 90°, on peut grossièrement utiliser la formule Pr=sin(a)*100, « Pr » étant le pourcentage atteint du rendement maximal, et « a » l’angle d’incidence. Cette formule n’est pas tout à fait juste, pour plusieurs raisons, mais elle donne une bonne idée : si l’angle d’incidence sur la surface du panneau solaire passe de 90 à 45°, on perd 40% de rendement, et donc d’électricité produite.
Bien, seulement le soleil bouge, et dans une situation idéale, il faudrait donc que les panneaux solaires puissent suivre ce mouvement pour se trouver toujours parfaitement face à notre étoile. Et ce n’est pas le cas. Il va falloir trouver un bon compromis.
Orientation idéale des panneaux solaires en France
Notre pays se trouve dans l’hémisphère nord de notre planète, à une latitude de 48° approximativement (ce n’est pas tout à fait la même à Dunkerke et à Marseille, si, je vous assure ). Le soleil traverse le ciel d’est en ouest au cours de la journée, et donc toujours au sud, avec une direction de lumière d’environ 42° (c’est l’importance de la latitude, 90-48=42) par rapport au sol lorsqu’il est à son zénith. C’est encore une simplification, puisque l’axe de la Terre est incliné, et donc cet angle va varier en fonction de la saison. Il sera un peu plus petit en hiver, et un peu plus grand en été, mais il faut bien trouver un moyen terme.
A partir de la formule du paragraphe précédent, et de la situation de nos régions, nous pouvons donc dire qu’une orientation idéale des panneaux solaires en France est plein sud, avec une inclinaison de 48° par rapport à l’horizontale. C’est le meilleur compromis. Cependant, la presque obligation d’intégration au bâti ne permet que fort rarement de parvenir à cela, nous dépendrons de l’orientation du toit. On considère généralement qu’un écart de 20° par rapport à cette orientation reste acceptable en terme de performances, mais si un vendeur vous conseille une installation est, nord ou ouest, ou sur un toit quasiment plat, vous saurez quoi lui dire (poliment ou pas).
