Un bon onduleur
L’onduleur est une pièce complexe d’un système photovoltaïque, et il est relativement difficile de l’évaluer sans entrer dans des explications techniques très longues. Il y a tout de même des choses à savoir. D’abord le rendement d’un onduleur va dépendre de la tension d’entrée donc de celle qui sort de vos panneaux photovoltaïques, et chaque modèle d’onduleur a un point de fonctionnement optimal différent. Ce qui signifie que l’onduleur doit être dimensionné en fonction du nombre de panneaux, et de leur puissance maximale. Normalement, si on passe d’une puissance de 2,6 kW/c à 3kW/c, le modèle d’onduleur proposé par l’installateur doit être différent. Si l’onduleur est sous-dimensionné, ou sur-dimensionné, vous perdrez en rendement, et donc sur les revenus générés. S’il est sous-dimensionné, il risque également de tomber en panne beaucoup plus tôt.
Ensuite, il faut bien comprendre que la tension d’entrée varie en fonction du moment de la journée, et là encore, chaque onduleur a une courbe différente de rendement en fonction de l’écart par rapport à la tension optimale. Ces courbes sont disponibles pour tous les modèles, vous pouvez demander à votre vendeur de vous expliquer celle de l’appareil qu’il vous propose (cela risque de ne pas l’amuser beaucoup, mais la vie ne peut pas être rose tous les jours). Certains modèles perdent donc moins en rendement lorsque la puissance de sortie des panneaux est faible, le matin et les soir. Globalement, ils seront plus efficaces sur l’ensemble de la journée.
Qualité interne de l’onduleur
La durabilité de l’onduleur va dépendre de son bon dimensionnement par rapport au reste de l’installation, mais aussi de sa qualité de fabrication, et de son bon refroidissement, ces deux paramètres étant généralement liés. Les composants internes, électroniques, peuvent être de diverses qualités, mais c’est difficile à voir si vous n’êtes pas électronicien. Si vous l’êtes, n’hésitez pas à faire ouvrir le boîtier et à aller voir les entrailles de la bête. La plupart des grands fabricants européens, américains et japonais sont sérieux sur ce point.
Il reste la méthode de refroidissement, et là, il y a polémique. La plupart des fabricants optent pour un refroidissement passif de l’onduleur, ce qui suppose un boîtier d’assez grande taille, et des composants liés à une couche de métal conducteur de chaleur, qui évacue celle-ci à l’extérieur du boîtier. Dans tous les cas, il faudra placer l’onduleur dans un endroit plutôt frais (surtout pas dehors en plein soleil). Le refroidissement passif peut être tout à fait efficace. D’autres fabricants d’onduleurs ajoutent un système de ventilation, souvent avec un boîtier plus petit. Ce n’est pas forcément une mauvaise solution du point de vue du refroidissement. Par contre, celui-ci repose sur une pièce en mouvement, donc plus fragile, et en cas d’arrêt du ventilateur, l’onduleur va souffrir.
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